Soyons portables – part 1/2

Fier de plus de six mois d’utilisation, laissez nous vous conter comment à artwaï, entreprise mobile, nous avons découvert les applications portables. Leur usage est sans nul doute pour nous la meilleure innovation logicielle de cette année.

Dans l’adversité surgit la lumière

Il ne nous serait jamais venu à l’esprit de passer aux applications portables sans un incident de parcours matériel : le crash d’un disque dur sur l’un de nos portables de développement. Denis, prudent avait pourtant bien fait ses sauvegardes, mais quid de la configuration de son système, de ses applications et diverses extensions qui nous simplifient la vie… Un changement de disque dur plus tard, on ne peut pas dire que Denis avait retrouvé ces petites configurations de logiciels aux petits oignons. Bref une perte de productivité non négligeable qu’il nous fallait résoudre.

Définition

Une application portable et discrète est un logiciel qui ne nécessite aucune installation et ne laisse aucune trace sur le poste client. La plupart du temps on trouve ce genre de logiciel sur des clés USB.
Nous avions déjà utilisé quelques logiciels en mode portable (comme le fameux Keepass dont nous vous avions déjà parlé) avec succès; nous avons décidé de passer la vitesse supérieure.

Les premiers essais

Un menu framakeyNous avons exploré  au fil de nos surfs la documentation et les forums sur le sujet et nous nous orientions vers les packs de framakey et de portableapps. L’un francophone et l’autre anglophone nous proposaient un panel assez complet de logiciel dits portables que nous nous empressâmes d’installer sur nos clés USB.
Même si la plupart des logiciels fonctionnaient correctement, nous constations des lenteurs rédhibitoires notamment sur les logiciels bureautiques et autres logiciels d’imagerie. Pour analyser le problème nous avons installé ces logiciels sur le disque local de nos portables. Effectivement, l’amélioration des performances fut de suite notable de part des temps d’accès plus rapide aussi en écriture qu’en lecture sur un disque interne que sur une clé USB.
Nous avons décidé de nous munir d’un disque externe pour le synchroniser avec nos disques locaux afin d’en assurer une sauvegarde mais la suite nous surpris…

Le choix d’un disque externe

Nous avions 3 exigences pour une capacité de 60Go minimum : la taille , le plus rapide possible et une connectique très répandue.
Au niveau de la taille nous avons convenu d’avoir quelques choses d’assez léger en restant sur le format d’un disque de portable (2’5).
En termes de vitesse, les disques de portable sont bien souvent en 5400tours/minute. Au delà de cette vitesse il est peu recommander les utiliser dans un PC portable du fait de la température qu’ils dégagent. Heureusement, pour nous tel n’est pas notre cas, nous avons porté notre choix sur un disque Hitachi de 60Go et un disque Seagate de 80Go, les deux étant à 7200tr/minutes et en SATA s’il vous plait ! Cette interface le SATA présente l’intérêt d’avoir des taux de transfert théoriquement supérieur à un IDE classique.

Enfin le boitier, nous avons retenu un boîtier Vantec en aluminium avec une connexion USB2.0 et eSATA. L’un bleu et l’autre rouge pour éviter les échanges impromptus..
On notera que l’alimentation du boitier est fait par le câble USB qui occupe 2 prises sur le PC.
Il nous a  suffit de copier les applications de nos disques locales vers ceux externes pour voir comment elles réagissaient en s’exécutant en externe via l’USB. Et là, nous fumes enthousiastes : l’exécution des logiciels portables étaient plus rapide sur les disques externes !!!
Du coup nous avons inversé la sauvegarde et l’exécution. Nos applications tournent donc sur nos disques externes et sont sauvegarder intégralement (avec les documents tant qu’à faire) sur nos disques locales.

Les avantages

  • Rien à installer.
  • Discret : n’installe rien sur le poste client.
  • Mobile : tout est sur le disque dur externe (ou la clé usb).
  • Des logiciels pour la plupart Open Source et libre !
  • Sauvegarde de la configuration des logiciels avec la sauvegarde du disque (favoris, historique, préférences, carnet d’adresse, etc).
  • Des menus personnalisés.
  • Possibilité de lancer prioritairement les applications du disque plutôt que ceux de l’application (quand le disque est branché bien sur).

Les inconvénients

  • Uniquement disponible pour  les systèmes windows (2000, XP et Vista).
  • Les applications qui ne se mettent pas à jour automatiquement doivent attendre la mise à jour de la version portable et subissent donc un retard par rapport aux versions non-portable.
  • Il reste quelque problème pour utiliser automatiquement les applications portables. Tous les paramètres d’utilisation définis dans la base de registre (utilisé au sein des applications par exemple).

Enthousiastes

De l’usage de nos packs portables nous sommes enthousiastes ! Et c’est peu de le dire.  En effet,  la sérénité  que l’on trouve dans la sauvegarde de ses applications en même temps que les documents est vraiment le principal avantage qui se dégage des applications portables. De même, ils nous arrivent de travailler chez des clients qui mettent à disposition un ordinateur sur lequel nous n’avons plus à installer nos logiciels et sur lesquels nous retrouveront de suite la même productivité qu’à nos bureaux.

Reste à savoir quelles applications sont réellement exploitables de la sorte…

A suivre Soyons Portables – Part 2/2 où nous parlerons des logiciels portables disponibles