4 podcasts web pour la route des vacances
Il y a quelques semaines, j’étais invité sur L’Ec(h)o Web pour parler low-tech appliqué au web. L’expérience m’a redonné le goût du podcast. Ça m’a donné envie de partager ce que j’écoutais de mon côté pendant ma veille. Résultat, quatre épisodes sélectionnés pour la route des vacances, du plus court au plus long.
Core Web Vitals en 16 minutes, le vocabulaire à maîtriser
Je commence par le plus court et le plus pratique. Dans CRO & Co, Laurent Lemercier reprend en un quart d’heure LCP, INP et CLS, explique pourquoi Google les a intégrées au Page Experience, et donne les outils pour les mesurer (PageSpeed Insights, Lighthouse, Search Console).
Rien de révolutionnaire pour qui suit la webperf de près, mais c’est exactement le lexique qu’un décideur, un chef de projet ou un développeur qui débute doit avoir en tête avant d’aborder un audit ou de démarrer un accompagnement webperf. Sans ce vocabulaire, on ne comprend ni les rapports ni les priorités qu’on nous donne. C’est typiquement ce que mesure un outil comme MilleCheck, qui va décomposer votre score sur chacune de ces métriques et vous dire, par exemple, si votre LCP traîne à cause du code du site, d’une bannière pub ou d’un script marketing tiers. Un bon épisode pour poser les bases avant d’aller plus loin.
Votre site, votre image, vos valeurs
Baptiste et Alexandre, de l’agence Polux, discutent de ce qu’un site transmet sans qu’on en ait toujours conscience, performance, cohérence entre le discours et la réalité, accessibilité. Un site lent ou mal fichu, ce n’est pas qu’un problème technique, c’est un signal envoyé au visiteur sur le sérieux de l’entreprise derrière.
Polux, c’est notre agence sœur pour l’UX, avec qui on travaille de façon complémentaire depuis 8 ans, et on partage largement cette vision. Pour nous aussi, un site doit être cohérent avec l’image et les valeurs qu’il est censé porter, et la performance en fait partie, un site lent envoie le même signal de négligence qu’un site mal écrit ou mal designé. Un client qui vient nous voir après une première expérience décevante avec une autre agence, c’est souvent parce qu’il a fini par sentir ce décalage entre l’image voulue et le résultat livré.
Écouter sur L’Ec(h)o Web (39 min)
Les noms de domaine, un sujet qu’on croit maîtriser (et qu’on ne maîtrise pas)
Dans Que du Web, on découvre le métier de domaineur, un des plus méconnus de l’écosystème web. C’est David Chelly, l’un des rares domaineurs français, qui le raconte sans langue de bois, allant jusqu’à qualifier lui-même son métier de « parasite ». Il revient sur l’histoire du nom de domaine, du tout premier .com déposé en 1985, avant même l’existence du web.
Il explique aussi qu’il est possible, en ce moment, de créer sa propre extension de marque, jusqu’au 12 août, moyennant la modique somme de 200 000 euros, notamment pour lutter contre les fraudes. À ce propos, on apprend que le .com est une jungle mal gérée, alors que le .fr, lui, reste fiable car le propriétaire du domaine y est toujours identifiable, donc plus facile à défendre juridiquement en cas de litige.
L’IA va-t-elle manger le web ?
Je termine par le plus dense et le plus prospectif. Toujours sur Que du Web, Christophe Henner (ex-Wikimedia, ex-Jeuxvideo.com) livre un épisode sur ce que l’IA change vraiment. Le chiffre qui marque, Wikipedia perd 18% de trafic en un an. Pas parce que le contenu a moins de valeur, mais parce que les IA génératives répondent directement à la question sans renvoyer vers la source. Et derrière ce chiffre, un vrai sujet, si plus personne ne vient sur le site, plus personne ne devient contributeur. La chaîne se casse en amont.
Un poil dubitatif au départ sur le côté « yet another discours sur l’IA qui bouffe tout », je me suis laissé prendre par la nuance de l’échange. Henner distingue bien le développeur, dont la production de code perd de la valeur, de l’ingénieur, dont la vision d’ensemble garde toute sa valeur. C’est exactement le débat qu’on a en interne chez artwaï sur la formation de nos alternants, si l’IA écrit le code à leur place, comment ils apprennent à le relire ? C’est en partie pour ça qu’on a conçu MilleCheck comme un outil pédagogique, chaque bonne pratique détectée est accompagnée d’une explication du pourquoi et du comment corriger. Et peu importe que le code vienne d’un développeur ou d’une IA, MilleCheck l’évalue de la même façon, avec des critères objectifs. Que le code soit humain ou généré, ce sont les mêmes règles qui s’appliquent.
Ce que ces 4 épisodes ont en commun
Ces quatre épisodes racontent la même chose, moins de hype et plus de rigueur sur les fondamentaux. Aller en profondeur sur ces sujets, comprendre ce qui se joue vraiment derrière un indicateur, un design, un nom de domaine ou l’usage d’une IA, c’est pour moi passionnant. Mais c’est surtout ce qui nous permet de répondre aux interrogations de nos clients, d’identifier leur besoin réel et d’y répondre de la manière la plus efficiente possible.
Sur ce, je mets les tongs dans la valise, je coupe les notifications, et je vous retrouve à la rentrée. Bonnes vacances, et bonne écoute.
Visuel généré à partir d’une intelligence artificielle.